Le Jazz au cinéma (Partie 2)

Chose promise, chose due ! Comme promis, je reviens pour cette émission sur la deuxième partie de l’histoire du jazz au cinéma …

Pour écouter le podcast de l’émission, cliquez sur les liens ci-dessous :

Radio Balises: https://radiobalises.com/music/le-jazz-au-cinema-partie-2/

Soundcloud: https://soundcloud.com/la-note-blanche/e63s03-la-note-blanche-le-jazz-au-cinema-partie-2

Il y a deux semaines, nous sommes revenus aux sources grâce aux performances musicales et cinématographiques de Louis Amstrong ! Ensuite, nous avons brièvement passé en revu les films « A Bout de Souffle » de Godard, « Blow up » d’Antonioni, « Ascenseur pour l’échafaud » de Louis Malle et nous avons terminé sur du jazz manouche grâce à Woody Allen ! Pour ce deuxième chapitre, nous commencerons par la bande-originale du film « Autopsie d’un meurtre » sorti en 1959, réalisé par Otto Preminger et avec des morceaux de Duke Ellington qui fut l’un des musiciens les plus importants de l’histoire du jazz !

Dès à présent, nous écouterons quelques extraits avec le titre éponyme « Autopsie d’un meurtre », scène où l’on voit Duke Ellington joué en live. Puis, nous enchaînerons avec « Flirtibird », « Midnight indigo » et pour finir, le titre « Low key ligtly » !


Ouvrez grand les oreilles mais aussi les yeux dans la Note blanche …

Nous enchaînerons avec un autre film du genre datant également de l’année 1959 ! Il s’agira du sublime et magnifique film « Shadows » du réalisateur John Cassavetes !

Alors, qui a composé la BO du film ? Un autre maître du jazz, je vous le donne en mille : le contrebassiste et pianiste Charles Mingus ! Pour résumer « Shadows », le film s’ouvre dans un bar, où des garçons tentent de trouver des filles pour la nuit. Benny, au caractère un peu difficile et sensible sur son identité afro-américaine, a besoin d’argent qu’il demande à son frère Hugh plus métissé. Benny est un jeune homme révolté, qui tente de jouer de la trompette, mais erre surtout de bars en bars à travers les rues de Greenwich Village et de Broadway, à la fin des années cinquante, avec ses amis Dennis et Tom, tout en acceptant des compromis avec son art musical pour vivre. Poussé par son imprésario Rupert, Hugh essaye de faire carrière comme chanteur de jazz. Quant à leur sœur de 20 ans, Lelia, un peu plus blanche que ses deux frères afro-américains, elle veut être écrivain. Ils partagent le même petit appartement. Et, Lelia fréquente David, un intellectuel new yorkais ! En somme, pour savoir la suite, s’il vous plaît mes chers auditeurs, regardez ce film !

Mettons tout cela en musique avec évidemment un petit montage du film au début et la musique de Charles Mingus pour parfaire l’affaire ! Nous débuterons donc la session avec le titre « Self-Portrait in Three Colors » composé par Charles Mingus pour le film « Shadows » de John Cassavetes !


Faites à nouveau un beau voyage au cinéma grâce à la musique de Mingus dans la Note blanche …

ttention, changement de rythme car je passerai immédiatement à un autre panthéon du cinéma : « Taxi Driver » réalisé par Martin Scorsese en personne messieurs dames ! La bande originale de ce film sorti en 1976 a été écrite par le grand compositeur de jazz Bernard Hermann, notamment connu pour être l’auteur des bandes originales des films d’Hitchock comme « Sueurs froides » ou encore « Psychose » ! Dans « Taxi Driver », le son du saxophone accompagne les états d’esprit d’un chauffeur de taxi légèrement tourmenté dans les rues de New-York . C’est bien évidemment, un film incontournable et donc à voir !

Mettons tout cela en musique avec pour commencer, l’extrait légendaire « You Talking To Me? » interprété par Robert De Niro. Puis, nous passerons le thème musical principal du film « Taxi Driver », nous enchaînerons avec « Thank God For The Rain » et nous terminerons le mixe avec le morceau «  I Still Can’t Sleep/They Cannot Touch Her » et un fragment audio du journal du personnage de De Niro intitulé « Diary of taxi Driver » !


C’est reparti mes chers auditeurs, en voiture et en musique grâce à « Taxi Driver » dans la Note blanche …

Nous sommes, pour le moment, dans les bandes originales des films couronnés par la musique jazz mais si nous passions maintenant à la funk ? Quand pensez-vous mes chers auditeurs ? Et pourquoi pas poursuivre notre thématique grâce au réalisateur Quentin Tarantino ? Et oui, je vous propose d’enchaîner (dès à présent) sur le film mythique « Pulp Fiction » ! Souvenez-vous de « Pulp Fiction » qui est un film de gangsters américain réalisé par Quentin Tarantino et sorti en 1994.  Utilisant la technique de narration non linéaire, le réalisateur entremêle plusieurs histoires ayant pour protagonistes des membres de la pègre de Los Angeles et se distingue par ses dialogues stylisés, son mélange de violence et d’humour et ses nombreuses références à la culture populaire. Sa distribution principale se compose notamment de John Travolta, Samuel L. Jackson, Bruce Willis et Uma Thurman !

Ce film est original grâce au style de sa narration mais aussi grâce à la musique ! La playlist de la bande originale est littéralement époustouflante ! Par conséquent, nous ouvrirons notre série avec le morceau phare « Pumkin and honey bunny » de Misirlou, nous continuerons avec « Jungle Boogie » de Kool & the Gang, « Let’s stay together » d’Al Green et enfin, « You never can tell » qui est le fameux titre où l’on voit Uma Thurman et John Travolta dansés dans un restaurant !


Allumez grand vos oreilles, ouvrez bien les yeux et danser grâce à « Pulp Fiction » dans la Note blanche …

Suite aux bande originales, demandons-nous s’il existe des films de jazz. Je parle bien sûr des films qui utilisent du jazz leur sujet principal et non comme un décor musical. Et bien sachez qu’il existe beaucoup de films sur le sujet ! On peut déjà citer par exemple «  La Femme aux chimères » sorti en 1950 dans lequel Kirk Douglas joue un trompettiste, « Round Midnight » sorti en 1986 avec Dexter Gordon dans le rôle d’un saxophoniste étranger, ou le documentaire « Let’s get lost » sorti en 1988 qui s’est consacré à la vie de Chet Baker. Dans les années cinquante, les premiers rôles étaient réservés aux acteurs blancs, même dans un film sur le jazz. Il a fallu ainsi attendre les années quatre-vingt pour qu’un musicien afro-américain, Dexter Gordon lui-même, puisse donner sur grand écran sa vision de ce qu’est le jazz et de ce à quoi ressemble la vie d’un jazzman au quotidien.


« Round Midnight » est un film du réalisateur français Bertrand Tavernier. Il est sûrement l’un des plus justes qu’il m’est été donné de voir. Comme dit plus haut, c’est le saxophoniste Dexter Gordon qui y tient le rôle principal. Le personnage parle peu, fume sans arrêt et on peut dire que son silence est d’or puisqu’il laisse plus de place à ses fantastiques solos ! De fait, j’enchaîne en musique avec un court extrait du film qui introduit le mirifique morceau « Body and soul » interprété par Dexter Gordon au Blue Note à New-York !


Faites un bon voyage en musique grâce à Dexter gordon dans la Note blanche …

Cette deuxième partie dédiée au jazz dans le cinéma se clôture sur ce dernier morceau ! Mais, comme d’habitude, je reviens mercredi prochain à 11h pour la rediffusion de cette émission et samedi à 17h sur les ondes de Radio Balises 99.8 pour de nouvelles surprises en musique ! Et pour les musiphages, pour tous ceux qui en veulent encore encore encore et encore, rendez-vous sur https://radiobalises.com/ afin de vous rendre sur la page officielle de la Note blanche qui contient tous les podcasts et toutes les informations sur les titres diffusés !

Playlist:

  • Générique : « Musicawi » The Daktaris
  • Mixe 1 : « Autopsie d’un meurtre » Otto Preminger/Duke Ellington 1) Montage audio « Autopsie d’un meurtre 2)« Flirtibird » 3)« Midnight indigo » 4)« Low key ligtly » (9’12)
  • Mixe 2 : « Shadows » John Cassavetes/Charles Mingus 1) Extrait 2)« Self-Portrait in Three Colors » (4’10)
  • Mixe 3 : « Taxi Driver » Martin Scorsese/Bernard Hermann 1) Extrait « You Talking To Me? » 2)« Taxi Driver » 3)« I Still Can’t Sleep/They Cannot Touch Her » 4)« Diary of taxi Driver » (16’05)
  • Mixe 4 : « Pulp Fiction » Quentin Tarantino 1)« Pumkin and honey bunny » 2)« Jungle Boogie » de Kool & the Gang 3)« Let’s stay together » d’Al Green 4)« You never can tell » Chuck Berry & Jerôme Patrick Hoban 5) Extrait « La Boulette » (11’61)
  • Mixe 5 : « Round Midnight » Bertrand Tavernier/Dexter Gordon « Body and soul » (3’00)
  • Générique : « Musicawi » The Daktaris

Emission rédigée et réalisée par la Note blanche

Publié par lanoteblanche

Animatrice radio, écrivain, mélomane et lectrice invétérée, je suis diplômée d'un master recherche en lettres modernes et musicologie. Et La Note Blanche, qu'est-ce que c'est ? C'est une émission qui raconte la grande histoire de la musique afro-américaine ! Nous retracerons toute l'histoire du jazz, du funk, de la soul, du hip-hop, et nous ferons également des découvertes musicales dans le monde entier. La Note blanche garde toujours les oreilles bien ouvertes et garde toujours de nombreuses surprises dans ses bacs ! Allumez vos oreilles !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :